Le lac, la plaine, les premiers coteaux du Jura. Les abeilles font le trajet. Nous déplaçons les hausses.
Chamblon
Le dos au Jura, le lac devant
Le rucher principal est à Chamblon, à dix minutes d’Yverdon. On y voit le lac par grand vent, et le Jura dès que le ciel se dégage. Les colonies d’été descendent vers les rives ; celles de printemps restent sur le colza de la plaine.
Nous n’avons pas de salle de visite. On vient le samedi matin, on parle à la miellerie, on repart avec un pot. C’est volontairement petit.
Les ruches
Camille
Je suis née ici. J’ai commencé par porter les hausses, puis par marquer les reines, puis par décider des transhumances. L’apiculture, sur ce territoire, c’est d’abord une question d’écoute : le tilleul d’Yverdon n’est pas le même deux années de suite.
Je ne fais pas de miel « toutes fleurs ». Je fais des millésimes.
La miellerie
Julien
Je m’occupe de l’extraction, des pots, des étiquettes, et de ce que Camille appelle « le reste ». La miellerie est dans l’ancienne grange, juste sous le rucher. On n’y chauffe pas le miel. On le laisse.
Le samedi, c’est moi qui ouvre. Si le pot que vous voulez n’est plus là, c’est qu’il n’y en a plus. On n’en refait pas.
L’année au rucher
Quatre temps, pas plus. Le reste est de la patience.
Printemps — le colza
Les ruches descendent dans la plaine. On pose les hausses dès que le jaune prend le paysage. Récolte courte, miel clair.
Début d’été — le tilleul
Yverdon sent le tilleul une semaine, parfois deux. On a appris à ne pas rater cette fenêtre.
Plein été — la prairie
Les coteaux. Trèfle, knautie, sauge. C’est le miel de la maison, celui qu’on garde pour l’hiver.
Hiver — on ferme
On laisse les colonies, on pèse, on nourrit si besoin. La miellerie ouvre encore le samedi, tant qu’il reste des pots.
Venir un samedi
La miellerie ouvre de 9 h à 12 h. Pas de réservation, sauf pour les groupes scolaires.